La Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Psychologie et Sciences de l’Education a organisé, ce 5 novembre 2022, une journée scientifique sous le thème général : SCIENCES HUMAINES ET SOCIETE. Huit communication alignées pour réfléchir sur le rôle des Sciences de l’Homme dans la société. 

Dans son mot de circonstance, le Doyen de la Faculté des Lettres, le Chef de Travaux Arsène MWINKEU a rappelé que les Sciences Humaines ont pour rôle d’étudier les réalités sociales. Une pensée renforcée par le Secrétaire Général Administratif de l’Université de Likasi, le Professeur WATSHIMUNA dans son mot d’ouverture. Pour lui, les Sciences Humaines doivent contribuer au développement de la société congolaise.

 

Pour construire la société, les Sciences Humaines doivent renforcer les interactions. Dans cette optique, le Professeur Kasongo Mukambo Freddy a axé son exposé sur « Le progrès des sociétés : une résultante inconditionnelle de l’interaction des Sciences Humaines et des Sciences Appliquées. » Pour lui, il appartient premièrement aux africains de construire leur philosophie des sciences à l’africaine. « Notre société, dit-il, est formée des Sciences Humaines et des Sciences Appliquées. » Tout tourne autour de l’homme. Il lui appartient donc de déterminer ce qui est humain et ce qui est appliqué. Sans interaction, il n’y a pas de Science. « Si nous ne tournons pas de regards sur ce que nous avons fait et sur ce que nous devenons, nous allons manquer le but. » Pour démontrer l’importance des interactions dans le progrès des sociétés, le Professeur affirme que le progrès technologique (les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) est né des interactions des valeurs A et O.

 

Dans une autre paire de manche, le Chef de Travaux Kabasha a démontré le rôle de l’Université. Pour lui, l’Université est la maison de la Science et la Science la maison de la Vérité. » Pour lui, la mission première de l’Université n’est ni l’enseignement ni la recherche, mais LA CREATION, LA PROMOTION ET LA DIFFUSION DE LA PLUS HAUTE CULTURE QUI EST LA RAISON. Donc, dit-il, les Sciences Humaines ont pour but de former les spécialités de la pensée. Celle-ci scrute tous les aspects de la vie, car rien n’est indigne de la pensée. « Le Congo est un problème d’homme », c’est-à-dire les vrais hommes des Lettres manquent dans la gestion de la République Démocratique du Congo. Pour l’orateur, étant donné que le niveau intellectuel est l’une des conditions pour développer un pays, les obstacles au développement seraient : L’IGNORANCE, L’IRREFLEXION et L’EGOÏSME.

 

Le rôle de l’Université est majeur. C’est le but du professeur André Lukunde dans sa communication. Pour lui, les Hommes de Lettres et tout le monde doit lire. Car, une bonne lecture doit amener au changement de l’homme. Seulement, il faut savoir quoi, quand, où et comment lire. Pour le Chef de Travaux KAKUBU WA VUVU, l’Université doit d’abord connaître les besoins de la société avant d’ouvrir les nouvelles filières. Vu la prolifération des Etablissements d’Enseignement Supérieur et Universitaire, l’Université doit connaître comment ses propres produits sont consommés sur le marché. « S’il y a trop de chômages aujourd’hui, c’est en partie la responsabilité de l’Université », argue-t-il, en insistant sur le fait qu’il revient à l’Université de bien orienter l’étudiant dès son recrutement. Critiquant la façon d’ouvrir certaines filières dans des universités et instituts supérieurs, le géologue mentionne que les orientations doivent répondre aux besoins géographique; c’est pourquoi, dit-il, des filières comme Pétrole et Gaz n’ont pas leur raison d’être dans notre contexte.Où iront nos étudiants pour faire le stage, s’interroge le chercheur. Pour finir, Paul Kakubu insiste que l’étudiant devrait savoir, dès la fin de son cursus, quoi faire dans la vie et où chercher son emploi. Déjà le rôle de l’entrepreneuriat est visible. C’est l’objectif de la communication du Chef de Travaux KAPESO basée sur « La résilience familiale et entrepreneuriat en RDC. » Pour lui, l’entrepreneuriat en RDC demande d’avoir des familles résilientes, autrement des familles capables de faire face aux situations de crise. Une famille qui est juste perturbée financièrement par de petites situations, il est très difficile pour elle d’entreprendre quoi que ce soit. Comme solutions, le scientifique propose d’agir maintenant, agir ensemble et agir autrement.

 

D’autres communicateurs n’ont pas manqué au rendez-vous. C’est le cas du professeur Makonga Félicien, le professeur Paul Kalola Bupe et le Chef de Travaux Ezéchiel NTUMBA Lukusa qui ont parlé respectivement sur « L’approche constructive des conflits et implication des agents à la prise des décisions à la SNCC »; « Du paradigme narrativiste au paradigme intégral du mythe » et « L’opération spéciale de la Russie en Ukraine et la liberté d’expression en Europe. Regards sur les médias africains ».

 

Un jeu de questions et réponses en deux temps s’en est suivi, avant la fin de la cérémonie dans une ambiance festive.

 

Crédit photos : Merleau Ponty

 

DIRCOM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *